Avant le XIe siècle, la langue littéraire était le latin. Les hommes lettrés étaient donc rares, faisaient souvent partie du corps ecclésiastique et s’adressaient à un public haut placé. L’arrivée de la langue vulgaire permit d’élargir ce public et dès lors, les poètes commencèrent à être de plus en plus nombreux.
Les chansons de geste
Les chansons de geste font partie des récits médiévaux les plus anciens. Elles se présentent toujours de la même manière, c’est-à-dire sous la forme de très longs poèmes en décasyllabes qui sont regroupés en strophes. Les chansons de geste ont un seul et même but : relater les exploits guerriers de héros choisis pour leur grand courage. Avant le XIe siècle, les chansons de geste étaient chantées. Leurs origines et premiers auteurs sont donc anonymes tant les textes originaux ont été repris. Ainsi, une œuvre capitale comme le Cycle de Guillaume d’Orange n’est attribuée à aucun poète en particulier. Cependant, quelques grands noms de poètes se distinguent et sont passés à la postérité. On attribue notamment La chanson de Roland à Turold.
Chansons de toile et poésie fixe
Les chansons de toile sont également très importantes dans la littérature médiévale. Ces chansons de toile sont très narratives, parlent souvent d’amour et se présentent sous la forme de vers réunis en strophes et entrecoupés de refrains. On en trouve notamment dans une œuvre telle que Le roman de la rose, de Jean Renart. Mais c’est au XIIe siècle, avec l’arrivée de la poésie à forme fixe (rondeau, complainte, chant royal) que de grands noms de la poésie du Moyen-Age apparaissent. Froissart, Charles d’Orléans font partie de ces derniers mais s’il faut en retenir un seul, on retiendra le nom de François Villon (Le Lais, Épître à Marie d’Orléans) qui fut un poète au parcours étonnant.
L’amour courtois
Enfin, notons que le genre de l’amour courtois fit beaucoup d’émules. Les œuvres mettaient toujours en scène le même thème : l’amour profond et respectueux d’un chevalier pour une femme, souvent d’un rang supérieur à ce dernier, donc inaccessible. Les nombreux Lais de Marie de France, une des rares poétesses de l’époque, évoquent tous ces tourments.
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